La reconnaissance de noblesse de la famille Richaud et de Bouillanne par François de Lorraine duc de Guise, grand maître de France

Blas-Bouillane

L’origine de la noblesse des maisons de Richaud et de Bouillanne, de la vallée de Quint, se perd dans la nuit des temps.

S’il faut en croire la tradition du  pays, elle vient du secours qu’un Richaud et un Bouillanne donnèrent à un de nos anciens dauphins qui, étant à la chasse sur la montagne d’Ambel, et séparé de ses gens, avait attaqué un ours, et était sur le point d’en être déchiré, lorsque Richaud et Bouillanne, accourus à ses cris, tuèrent l’animal à coups de hache, et délivrèrent ainsi le prince de ses pattes.

Quoi qu’il en soit de cette anecdote, les preuves multipliées de la noblesse des maisons de Richaud et de Bouillanne, consignées dans les registres de la chambre des comptes, et le peu de monuments qui leur restent pardevers, la présentent comme si ancienne, qu’il n’y a pas beaucoup de maisons dans la province qui puissent prouver au-delà; et quoique, depuis longtemps, la plupart des individus aient été pauvres, il paraît qu’on les a toujours tenus, en général, pour d’honnêtes gens (Antoine Barnave, Mémoire, 1787).


Reconnaissance de noblesse des ascendants de notre ami
Louis Richaud de Mirabel et Blacons – 25 décembre 1788


La noblesse reconnue par François de Lorraine, duc de Guise

Nous sommes en présence d’un document d’une page, de format 18 cm x 24 cm, qui doit exister sous forme de cahier relié de trois doubles pages. En effet, nous constatons la présence de trois timbres de deux sols sur les pages 1, 3 et 5. Ce document a coûté six sols de taxes pour son établissement. Si des taxes ont été acquittées, c’est qu’il s’agit d’un document établit de façon officielle par des secrétaires de l’administration.

Il se présente sous la forme de deux textes différents, dont le but est de démontrer la véracité des preuves fournies par les Bouillanne et les Richaud pour rester dans le corps social de la noblesse et ainsi bénéficier des exemptions inhérentes à cet état. Le premier acte date du 17 mars 1554 et le second du 15 juillet 1667. Les originaux de chacun de ces actes doivent se trouver aux archives de Grenoble. Ce document a été établi à la fin du XVIIe siècle, et nous est parvenu rédigé de l’écriture de cette époque, ce qui facilite beaucoup la lecture de l’acte de 1554.

Il a dû exister à l’origine au moins deux exemplaires de ces reconnaissances de noblesse, un pour les Bouillanne et un pour les Richaud, car nous savons bien qu’ils étaient indissociables lors des attaques menées périodiquement contre eux par les consuls de la vallée de Quint.

Ainsi, la noblesse des de Bouillanne et de Richaud fut reconnue par François Ier de Lorraine, 2e duc de Guise qui, selon certains auteurs, fut surnommé « le Balafré ». Ce dernier fut l’un des meilleurs chefs d’armée du roi Henri II et le principal chef catholique pendant la première guerre de religion. François de Guise descendait lui-même du duc Raoul (ou Rodolphe) de Lorraine et de Marie de Châtillon, et donc du lointain Ursus, vicomte de Nîmes.

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Carole Lavoie
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