Lorsque mon nom était cité dans le programme d’une création librement inspirée des textes de Claude Gauvreau (Théâtre du Nouveau Monde)

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Guy Boulianne en compagnie de Janou Saint-Denis lors d’une exposition collective à Montréal, à la galerie d’art Imagine (1989).

Le 1er mai dernier, à l’occasion d’une célébration privée, la poétesse chère à mon cœur, Francine Minville, m’a remis un cadeau qui m’a beaucoup ému. Elle m’a remis un dossier de 62 pages dans lequel elle a pris la peine de rassembler les coupures de presse personnelles que j’ai obtenues depuis 1983, que ce soit au Québec, en France, au Maroc ou ailleurs. On y retrouve des poèmes publiés dans les journaux, des entrevues, des articles, des communiqués et des critiques littéraires, ou encore de simples insertions. Bien sûr, je connaissais la plupart de ces coupures de presse, mais Francine y a ajouté quelques éléments supplémentaires. Celui qui m’a le plus surpris est le programme d’une création théâtrale librement inspirée des textes du poète Claude Gauvreau, et dans lequel mon nom a été cité comme suit : « Qui ne connaît Janou Saint-Denis, la “Poète-animante”, la “mère de la poésie québécoise” comme disait Guy Boulianne » (page 19). Comment aurais-je pu connaître cette publication puisqu’il s’agit d’un programme diffusé en huis clos ? Évidemment, j’en suis bien heureux car cela m’unit à l’un des poètes que j’ai le plus admiré dans ma jeunesse et à mon amie, la poétesse et femme de théâtre, Janou Saint-Denis.

Mis en scène par Michel Monty, le spectacle dénommé “Soldat Claude” fut présenté les 2 et 3 juin 1995 au Théâtre du Nouveau Monde (TNM), en collaboration avec les Arts du Maurier Ltée.

L’assistant du metteur en scène, Marc-André Piché, écrit à la page 5 du programme : « Poète, dramaturge et écrivain révolutionnaire, Claude Gauvreau laisse après sa mort Œuvres Créatrices Complètes, témoignage percutant d’un univers bouleversant et extrêmement per­sonnel. C’est à partir de cette œuvre d’une rare densité que s’est formé le spectacle Soldat Claude. N’ayant pas la prétention d’illus­trer la vie de Claude Gauvreau, ce spec­tacle tend plutôt à évoquer, dans une forme éclatée, tout l’univers du poète dans toute l’anarchie et la liberté qu’il nous a inspirées. » Pour sa part, Fanny Beaudoin écrit dans l’introduction à propos de Claude Gauvreau : « Le poète. La machine à écrire. Et une peine, une immense peine d’amour évanoui. Évoluant autour, un cirque de fous. Ils se préparent au grand moment, animés par les mots du poète. Soudain, les treize coups de théâtre, du mystère, de l’inconnu… » Elle poursuit :

« Ayant basculé dans le non-sens à la suite de la mort de sa muse et principalement en raison d’écrits flamboyants et déran­geants, le poète est interné par les forces de l’ordre. Par ennui ou par provocation, il échafaude avec les internés quelques saynètes pour les administrateurs en fonction. Ceux-ci se pré­parent à un petit événement sans conséquence, bloc-notes à la main, l’œil observateur, échangeant banalités et bâillements. Mais voilà que, devant leurs visages stupéfaits, leurs gentils petits patients numérotés deviennent, sous la baguette du poète, des acteurs tenant des propos incohérents, choquants, obscènes. Alors on s’indigne, on s’interroge. Et, surtout, on analyse. Qui est ce mystérieux poète ? De quel trouble psy­chologique est-il atteint ? Qu’allons-nous faire de lui ? Les administrateurs discutent, et réagissent… Eclairs. Tonnerre. Éclats de vitre. Le poète est allé trop loin. Il a dépassé les limites. Le rideau descend. Vingt et une heures. L’heure du coucher sonne pour les internés. Le glas sonne pour le poète. »

La rédactrice Line Hatchuel nous présente donc Janou Saint-Denis à la page 19 du programme du TNM, car cette dernière fut l’amoureuse, l’amante et la passionnée du poète québécois Claude Gauvreau. En ce qui me concerne j’ai connu Janou Saint-Denis et la Place aux Poètes à l’âge de 20 ans, suite à la publication de mon premier recueil “Avant-propos d’un prince fou” en 1983. Quelques années plus tard, j’ai collaboré avec celle-ci à l’organisation de ses fameuses soirées de poésie. D’ailleurs, on peut retrouver notre correspondance dans les Archives nationales à Montréal, à la cote MSS220,S2,SS2).

Poète, metteur en scène, animatrice et comédienne professionnelle, Janou Saint-Denis (1930-2000) fonde dès 1957 la compagnie de théâtre Les Satellites de Montréal et produit des pièces de poètes dramaturges du Québec tels que Claude Gauvreau (1959) et Félix Leclerc (1961). Elle inaugure, en 1959, les premières lectures publiques de poésie. En 1961, elle part pour Paris où elle demeurera jusqu’en 1971, créant un réseau de lecture de poésies québécoises et françaises.

De retour à Montréal, elle fonde les Éditions du Soudain pour réaliser des spectacles poétiques, tout particulièrement les mercredis de Place aux Poètes, à partir du 5 février 1975. Janou Saint-Denis a publié de nombreux poèmes et textes dans diverses revues dont l’Atelier littéraire de la Mauricie (Trois-Rivières), Sorcières (Paris), Femmes plurielle (Ottawa), Moebius, Les Cahiers de la femme (Toronto), Canton s’met à faire de la poésie (Sherbrooke), Cahiers des arts visuels et Arcade. Elle a aussi organisé et animé quatre Nuits de la poésie en plus d’avoir coanimé, avec Michel Garneau, la Nuit de la poésie de l’O.N.F. en 1980. En 1961, Janou Saint-Denis a reçu le Prix national de la meilleure comédienne de soutien. Elle était membre d’honneur de l’Union des écrivaines et des écrivains Québécois.


Gauvreau : « le cygne que l’on entend longtemps mourir sans l’entendre vivre », par Line Hatchuel (page 19)

Qui ne connaît Janou Saint-Denis, la « Poète-animante », la « mère de la poésie québécoise » comme disait Guy Boulianne. Depuis 1959, de bar en bar, Janou donne des lectures publiques de poésie. Elle milite pour la survie de la poésie québécoise. Cette grande dame, cette personnalité hors du commun, a bien voulu me recevoir, me parler de Gauvreau et de son expérience théâtrale et elle se réfère constamment à son livre le Cygne pour me raconter son amitié avec Gauvreau.

Comment cette jeune comédienne, fraîchement sortie du conser­vatoire Lasalle, entre-t-elle en poésie ? C’est à vingt ans, à la Hutte Suisse, où elle rencontre Claude Gauvreau, de cinq ans son aîné, ainsi que le groupe du Refus Global.

« Près des fenêtres donnant rue Sherbrooke
où discutaient à fond de train
une bonne douzaine de clients et clientes
dont je n’en connais pas un,
[…]
qui sont ces êtres bigarrés
à la parlure exubérante aux gestes larges… »
« La poésie est contagieuse », dit Paul Eluard.
Et avec une goutte de Ouébérac, Gauvreau va la baptiser du
prénom qu’elle gardera jusqu’à maintenant.
« Tu te nommes Janou
pour le meilleur de toi et de nous. »
« A vingt et un ans j’avais trouvé mon guide.
Oui c’est ça, je suis envoûtée par Claude Gauvreau,
envoûtée par chaque poète réellement perçu
vase communiant,
Artaud, Michaud, Genet, Maïakovski.
Ici de ce pays qui est le mien, Claude Gauvreau est
le seul magicien que je connaisse
et que je ne reconnaisse. »
II y eut entre eux deux :
« transmissions viscérales,
projections extra-sensorielles,
énergies traversées
dans nos rencontres sporadiques,
joies indélébiles »

En 1958, elle monte deux pièces poétiques de Gauvreau, à l’école des Beaux-Arts, avec très peu de moyens :

« Jeunes théâtreux et jeunes théâtreuses,
sachez que nous n’avions pas de subvention… »

La jeune fille et la lune, dont Michel Monty a choisi quelques extraits pour son collage : Claude Gauvreau assistait fréquem­ment aux répétitions.

La jeune fille, Janou, allongée sur une table — blanche Ophélie se noyant — en avant, un rideau de ban­des de papier mouvantes, colorées par des éclairages représen­tant l’eau.

Les grappes lucides : trois mois de répétitions houleuses où les comédiens abandonnent les uns après les autres ce travail de Titan. Le cinéaste Guy Borremans reprend le rôle et pendant cinq jours et cinq nuits apprend le personnage qu’il incarnera entre un filet de pêche tendu sur un drap blanc et du cordage de marine.

Ce fut une révélation pour de nombreux jeunes artistes et le poète Langevin écrit que « ces œuvres changèrent complètement ma conception de l’écriture et du transvivre. Son œuvre transperce admirablement le béton conformitaire. »

Janou Saint-Denis continue parallèlement son travail de poétesse et celui de comédienne, on la retrouve plus tard jouant le rôle de Madame Roberge dans le Roi Boiteux de Ronfard : encore une affinité avec le travail de la troupe.

Elle laisse aux jeunes théâtreux un message sur son esthétique théâtrale et celle de Gauvreau :

« Ce qui m’apparaît le plus important
d’élucider ici est
le droit de la poésie au théâtre.
Nous attendons encore qu’une relève
s’adonne sérieusement
et dans un joyeux travail de libération
à la théâtralité des œuvres complètes
du poète-dramaturge

[…]
susceptible de secouer les tièdes,
d’enflammer les gelés,
de passionner les fous géniaux. »

— Line Hatchuel

Claude Gauvreau et son époque, par Marie Julien (pages 8-9)

Sa poésie est, dans toute l’accep­tion du terme, extraordinaire. On dirait des éclairs d’une sin­gulière charge, qui ne laisse rien intact sur son parcours… Claude Gauvreau invente des mots, des patronymes de vocables inconnus, un peu à la manière de Michaux… Il faut voir en lui l’un des poètes les plus fascinants de sa généra­tion, aussi bien au Canada que sur un plan plus vaste. » C’est en ces termes qu’Alain Bosquet présentait, dans son anthologie de La Poésie canadienne contemporaine de la langue française parue en 1966, l’un des écrivains les plus intenses de la littérature québécoise.

Claude Gauvreau est né à Montréal le 19 août 1925. Élevé par une mère qui s’intéresse aux arts, il est initié au théâtre, avec son frère Pierre, par une poétesse amie de sa mère, raconte-t-il dans son autobiographie. À Sabrevois dans le comté de Missisquoi, où la famille passe l’été, stimulé par son influence, il écrit sa première pièce de théâtre à neuf ans. À 15 ans (il fait ses études « clas­siques », comme on disait alors, au Collège Sainte-Marie), il décide de « devenir écri­vain pour la vie. J’écrivis alors des poèmes et quelques courtes pièces de théâtre. » Son frère Pierre, étudiant à l’école des Beaux-Arts, lui fait découvrir l’art moderne. C’est par lui qu’il se liera d’amitié avec les peintres Fernand Leduc, Jean-Paul Mousseau, Marcel Barbeau et Jean-Paul Riopelle. En 1942, il fait la connais­sance de Borduas à qui il s’attachera. « Il fut le premier à me faire entièrement confiance sans restriction. Son splendide exemple devait marquer toute ma vie par la suite. »

En rhétorique, encouragé par un concours oratoire dont il sort gagnant, il rédige « sa première œuvre publiable, Les Reflets de la nuit, qui fut le premier objet de ce qui devait s’appeler Les Entrailles (1944-1946). » Renvoyé du collège (c’est la deuxième fois) en 1946, pour avoir soutenu, dit-il, des idées incompatibles avec l’enseigne­ment officiel, en clair : « une thèse démon­trant l’absurdité de l’existence de l’Enfer », il obtient par la suite un baccalauréat en Philosophie à l’Université de Montréal.

Déjà, il est l’ardent défenseur des nouvelles idées révolutionnaires en art et en littérature. Il s’est joint au groupe qui s’est formé autour de Borduas, groupe qui prendra le nom d’Automatistes. En 1948, il sera l’un des signataires du manifeste Refus Global, premier d’une série d’événe­ments sociologiques qui aboutiront à la Révolution tranquille des années 60. Il s’engage dans les polémiques où il excelle — qui se succéderont au cours des années, pour la défense de l’art moderne, pour la pleine liberté dans l’activité créa­trice, pour les droits de l’artiste. Il y dénonce l’académisme, « les fanatiques du banal, le rabâchage incontinent de l’archiconnu, de l’archi-vécu ». Dans la société québécoise de l’époque, soumise à sa hiérarchie laïque et religieuse, il y a peu de place pour la contestation. Le clergé y est omniprésent, la censure pesante, les tabous respectés, les préjugés tenaces, les idées étroites. Contre cet immobilisme, Gauvreau crie, rage, clame, réclame.

L’une des rares affiches de la Place aux Poètes que j’ai pu conserver au fil des années, celle annonçant le lancement de mon fanzine d’intervention culturelle “Le lys d’or”, le 26 mai 1993.

Il réclame une place pour l’artiste créateur. « La raison d’être suprême de l’artiste créateur, c’est de produire de l’unicité. Un vrai penseur vivant offre ce qui serait inconnaissable sans lui ». Il pra­tique le langage « exploréen ». Pour lui, la richesse d’une langue « réside prioritaire­ment dans couleur, vigueur, originalité extrême, cocasserie, innovation catégoriquement osée, extravagance, excès, inven­tion sans limite, unicité ».

Il organise des expositions, il par­ticipe aux Nuits de la poésie, il fait des lectures publiques, il peint, il écrit des articles, des romans, des poèmes, des pièces de théâtre et de nombreux textes radiophoniques, qui constitueront son maigre gagne-pain, car son œuvre poé­tique et théâtrale est alors et demeurera à peu près inconnue du grand public. Son nom n’apparaît pas dans les ouvrages ou les bibliographies des critiques et des his­toriens de la période moderniste. Quel­ques poèmes seront publiés dans les revues québécoises d’avant-garde, trois recueils : Brochuges et Sur fil métamor­phose paraîtront en 1956, Etal mixte en 1968. Quelques lectures publiques ont lieu pour faire connaître son œuvre théâ­trale. En 1958, Janou Saint-Denis met en scène, au Centre d’essai de l’Ecole des Beaux-Arts, deux courtes pièces : La jeune fille et la lune et Les Grappes lucides. En 1970, La Charge de l’orignal épormyable est à l’affiche au Gesù, du 2 au 16 mai. C’est un échec. Le 6 mai, les représentations sont interrompues. Mais loin de la morosité d’un Émile Nelligan « de se savoir poète et l’objet du mé­pris », Claude Gauvreau écrit : « Personnellement, je ne renie rien. Je vais m’attaquer, tel que promis à l’auditoire du 6 mai, à mon objectif d écrire vingt pièces avant de mourir. »

Depuis quelques années déjà, l’Europe a fait écho à l’œuvre poétique de Gauvreau. Après Alain Bosquet, Jean Rousselot l’inscrit dans le Dictionnaire de la poésie française du XXe siècle. La revue Europe publie quatre de ses poèmes dans son numéro sur la littérature québécoise et en 1969, sa collaboration à un numéro spé­cial de la Barre du jour sur le Refus Global lui vaut des commentaires flatteurs dans Les Lettres Françaises. Il faudra attendre 1977 (le poète a mis fin à ses jours en 1971) pour con­naître l’ampleur de la production littéraire de Gauvreau avec la publication de ses Œuvres Créatrices Complètes aux Editions Parti pris. C’est au TNM que revient l’honneur d’avoir créé l’une des pièces les plus connues de l’auteur, Les Oranges sont vertes, en 1972, et repris La Charge de l’orignal épormyable en 1974.

L’œuvre originale, personnelle, nova­trice de Claude Gauvreau en a fait un exclu. Moqué par les uns, applaudi par les autres, il aura une vie marquée de désillu­sions, de déceptions, de blessures; il ne se remettra jamais du suicide de son amie, la jeune comédienne Muriel Guilbault, « la muse incomparable ». À sa mémoire, il écrit en 1952 Beauté baroque (qui ne sera publié en son entier que 25 ans plus tard) et se consacre à une intense activité lit­téraire et journalistique qui aura raison de ses forces nerveuses. De 1955 à 1965, il devra faire de fréquents séjours à l’hôpi­tal, sans pour autant arrêter d’écrire.

Dans La Charge de l’orignal épormyable (1956), il expose l’angoisse et la solitude de celui qui n’est pas comme les autres, qui ne correspond pas aux normes, qui ne cadre pas avec les idées reçues. Comment établir la communication quand « des pro­fessionnels de la compréhension n’écou­tent pas, qu’ils déposent l’angle de leur oreille suivant des règles prescrites… en ayant l’air de déjà tout savoir ».

A l’heure du « politically correct », de la violence, de l’intolérance, Gauvreau est toujours actuel. Comme l’écrit Gilbert Langevin, son œuvre « telle une fleur gigantesque, transperce admirablement le béton conformitaire… Il importe de lui offrir en retour un regard fraternel. »



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Pierre-Marie Nol
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Guy Boulianne, auteur, éditeur et journaliste indépendant, membre de la General News Service Network Association (GNS Press) et de l'International Association of Press Photographers (IAPP) Il est aussi membre de la Society of Professional Journalists (SPJ). Il est le fondateur et l'éditeur en chef des Éditions Dédicaces LLC : http://www.dedicaces.ca.

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Bob

La poésie est un art qui n’est pas facile. Plus il y en a et mieux va le monde.
L’opéra est un autre art qui est source de bonheur. Il faut juste en ajouter
peu à peu pour apprécier de plus en plus.

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