Le « Passe Archipel » aux Îles de la Madeleine et l’Agenda 2030 — La Société fabienne travaille à l’extinction de la propriété privée sur les terres

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Encore une fois, je reviens sur le sujet du “Passe Archipel” que les élus locaux veulent à tout prix instaurer aux Îles de la Madeleine dans le but évident de contrôler les allers et venues de la population, et plus particulièrement ceux des Madelinots et des Madeliniennes. Bien sûr, tout ceci se fait sous le couvert d’une taxe touristique. Ce projet de “Passe Archipel” devait officiellement démarrer le 1er mai. Or, le 14 mai, la Municipalité des Îles-de-la-Madeleine nous apprenait dans un communiqué qu’elle rendait maintenant facultatif le paiement de la redevance touristique de 30 $. Bien entendu, il n’est pas très difficile d’entrevoir que ce « pas de côté » tel qu’indiqué par la Municipalité des Îles, signifie en fait « reculer pour mieux sauter », selon l’expression populaire. Le maire des Îles-de-la-Madeleine. Antonin Valiquette, dit-lui-même « Soyons clairs : nous ne reculons pas sur la notion de contribution. (…) À la manière d’un projet-pilote, nous poursuivons donc les discussions avec Transports Canada, nous continuons d’informer les Madelinots sur la question et nous observerons le comportement de nos visiteurs durant la saison pour bonifier le projet ».

Afin de m’accorder le temps de réflexion nécessaire, j’ai attendu deux semaines avant de rédiger ce nouvel article qui était prévu dès ma première publication concernant la Passe Archipel. J’avais en effet écrit dans mon article du 16 mai que, suite à la séance d’information qui se tint le jour même, je publierais un article qui tenterait de démontrer la nécessité pour les Madelinots et les Madeliniennes de s’opposer et de faire en sorte qu’aucun “Passe Archipel” ne soit mis en place aux Îles de la Madeleine.

Nous verrons ci-dessous que le “Passe Archipel” est totalement aligné sur l’Agenda 2030 et les objectifs mondiaux de développement durable (ODD). Certaines personnes ont succinctement abordé ce sujet mais sans vraiment l’approfondir. C’est le cas de la copropriétaire de l’Auberge du Village à Cap-aux-Meules, Chanie Thériault, qui porta l’attention du public sur un document se trouvant sur le site web de la mairie et qui demanda à M. Valiquette dans quelle mesure le Passe Archipel s’inscrit dans ce rapport. Ce dernier confirma que le Passe Archipel s’inscrit dans la préservation et le développement durable du territoire, ajoutant que « ce n’est pas une mission, c’est écrit, l’idée c’est le principe ». Mais je rappelle au maire que l’Agenda 2030 est aussi un simple « écrit ». Il s’agit d’une résolution non contraignante et n’est en aucun cas un véritable traité ou quoi que ce soit d’autre. Pourtant, presque tous les pays et les municipalités du monde œuvrent d’arrache-pied à mettre en place ces principes pour le développement durable qui furent élaborés lors de la conférence des Nations Unies à Rio de Janeiro en juin 1992.

Le contenu des discussions qui eurent lieu lors du Forum des partenaires le 15 novembre 2023.

L’internaute Jamie Jo écrit sur le forum informatique Quora : « Le gouvernement vous dira qu’il s’agit d’inverser le réchauffement climatique et de convertir chaque être humain à des changements de mode de vie qui favorisent la durabilité. Cela semble raisonnable, joli et innocent sur le papier, mais recherchez plus en détail ce que chaque idée proposée représente réellement dans les détails qui ont survécu. C’est terrifiant ce que notre gouvernement prévoit de nous faire si et quand cela sera adopté. »

Mais quel est donc le document dont Chanie Thériault fait mention ? Il s’agit du Rapport de la rencontre annuelle du Forum des partenaires Horizon 2025 qui s’est tenu le 15 novembre 2023 sous le thème “Bâtir ensemble l’avenir : Le développement durable au cœur de notre collectivité”. Nous lisons dans ce rapport : « En lien avec les changements climatiques, la Direction de la santé publique Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine a présenté les résultats de leur étude de vulnérabilité climatique aux Îles-de-la-Madeleine. L’un des objectifs de la présentation était de prendre conscience des impacts des changements climatiques sur la population, mais surtout à nous amener collectivement à être « juste assez » écoanxieux. L’écoanxiété étant une réaction normale et lucide à une situation anormale. Réaction souvent nécessaire pour passer à l’action. » Et que proposent comme solutions ces écoanxieux extrémistes ? Rien de moins que :

RENONCER : à certaines libertés individuelles au profit du bien-être collectif, à faire passer ses besoins avant les besoins collectifs, aux intérêts individuels et à certains privilèges, à la possession personnelle, à la mentalité de propriétaire, à la propriété unifamiliale, à la manière actuelle d’habiter le territoire, ainsi qu’au luxe et au confort (ex. maisons trop grosses, étalement).

FAVORISER ET VALORISER : l’économie de partage, la décroissance planifiée, une meilleure redistribution de la richesse, la simplicité volontaire progressive, le quota d’eau et d’électricité, la cohabitation (colocation, maisons pluri générationnelles), la diminution de l’individualisme.

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CFIM 92,7 FM – 16 novembre 2023
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Comme nous le verrons plus loin, il s’agit là d’un plan conforme à celui de la Société fabienne, une organisation socialiste influencée par le marxisme et appartenant aux cercles de la Fédération social-démocrate. Fondée en 1884, la Société fabienne (qui existe toujours) a plus à voir avec les Mencheviks qu’avec les Bolcheviks. L’économiste et commentateur politique, Llewellyn H. Rockwell, Jr., écrivait le 1er avril 1993 : « Les bolcheviks croyaient en l’instauration immédiate du socialisme par la violence. Les mencheviks (qui se disaient également sociaux-démocrates) plaidaient en faveur d’une voie graduelle et non révolutionnaire vers le même objectif. La liberté et la propriété devaient être abolies à la majorité. » C’est exactement ce qu’affirmait Karl Marx dans son Manifeste du parti communiste de 1848 : « Les communistes peuvent résumer leur théorie dans cette formule unique : abolition de la propriété privée. »

Dans son entrevue avec Dominick Jasmin le 7 mai, Chanie Thériault disait d’emblée : « Eh bien, je ne pense pas qu’Antonin Valiquette lui-même et ses conseillers ont pour but d’instaurer un régime totalitaire dans leur bureau de la mairie. Je ne pense pas qu’il y ait une intention qui soit malicieuse venant de leur propre vision pour les îles. Mais c’est sûr qu’on se pose des questions. » Pour sa part, Claude Gélinas écrit que Valiquette « agit tel un individu aussi entêté que toxique, motivé par ses idéologies, quitte à piétiner la volonté populaire qui se manifeste aussi bien localement que partout au Québec et au Canada ».

Il ne nous est pas permis de simplement effleurer le sujet du “Passe Archipel” en connexion avec l’Agenda 2030 et les objectifs de développement durable, et ceci pour deux raisons : 1) le message risque d’être peu entendu et compris; 2) sans autre explication, le sujet risque d’être qualifié de “théorie du complot” par les contradicteurs. Il s’agit d’un dossier complexe s’étalant sur plus d’un siècle et qui, par conséquent, mérite d’être alimenté par des faits et des sources. C’est ce que je tenterai de faire dans la suite de cet article. Mais il est tout d’abord primordial que les Madelinots et les Madeliniennes prennent conscience que leur archipel se situe dans l’un des corridors sauvages créé par le Réseau des terres sauvages (Wildlands Network), dont le but est que la plupart des terres soient interdites aux humains tout en prônant aussi l’abolition de la propriété privée. Je les exhorte donc à s’opposer farouchement et à faire en sorte qu’aucun “Passe Archipel” ne soit mis en place aux Îles de la Madeleine.

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Basé sur les textes de Guy Boulianne
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Quelques pancartes pour dénoncer la Passe Archipel et le projet de parc régional éclaté. (photo: CFIM)

➽ La prise de contrôle a débuté le 16 mai 2024

Le symbole discriminatoire et de stigmatisation du Rond Blanc, présenté par Mayka Thibodeau.

Comme nous le savons, lors de la séance du conseil municipal et de la Communauté maritime des Îles-de-la-Madeleine du 14 mai 2024, plusieurs citoyens ont demandé l’annulation des règlements sur la redevance touristique et du “projet de parc régional éclaté”. Ils ont aussi réclamé la démission du maire et des élus madelinots, soutenus par de forts et longs applaudissements. Le journaliste Philippe Pesant-Bellemare a rapporté sur les ondes de CFIM 92,7 que l’atmosphère était chargée, alors que les élus de la Communauté maritime ont été l’objet d’une fronde sans précédent de la part de citoyens furieux contre le projet de Passe Archipel. S’exprimant dans un communiqué de presse, le maire Valiquette affirme : « Les commentaires irrespectueux que les membres du conseil, l’équipe municipale et moi avons essuyés ces dernières semaines sont inacceptables et continueront d’être dénoncés comme il se doit. Nous devons collectivement nous opposer à ce genre de comportements qui visent à plomber la démocratie en instaurant un climat de peur ». Il est allé jusqu’à condamner ce qu’il considère comme étant des « discours violents », ce qui est archifaux. Pour l’avocat André Lachance, il s’agit simplement d’un enthousiasme débordant. « On ne peut pas qualifier ce Conseil de houleux et on ne peut pas dire que cela a été difficile pour les conseillers et le maire parce que, en quelque part, cette situation là, c’est eux qui l’ont provoquée. Puis, quand tu regardes la finalité de l’Assemblée qui a duré près de quatre heures, en quelque part on ne voit pas que les élus la trouvent difficile. On voit que le maire va répondre aux questions et qu’il est assez bien en selle. Puis, je vois que les conseillers qui sont bien en selle », dit-il lors de sa dernière entrevue avec Dominick Jasmin. Il ajoute : « Donc, on ne peut pas dire que cet échange est épouvantable, comme il y a certains citoyens qui essayent de le décrire actuellement, puis qui se mettent un rond blanc avec une épingle à couche. »

L’auteure et enseignante Nathalie Elgrably écrit à juste titre : « Que des citoyens emploient les voies légales pour défendre la liberté devrait susciter respect et admiration. Mais, au lieu de cela, les Madelinots ont fait l’objet de dénigrement. On leur reproche d’avoir « bu le Kool-Aid des complotistes », d’être dans un délire conspirationniste, et de s’accrocher à leur sacro-sainte LIBÂRTÉ. Pareille attitude est méprisable. »

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CFIM 92,7 FM – 17 mai 2024
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Comme il était prévu, une rencontre d’information publique sur le Passe Archipel et la création du nouveau Fonds de gestion durable du territoire fut organisée par la Municipalité des Îles-de-la-Madeleine le 16 mai dernier au Centre récréatif de L’Étang-du-Nord. Mais cette fois-ci, afin de contrecarrer « l’effet pernicieux » que peut avoir les gens qui s’opposent à ce projet selon les propres mots du maire Valiquette, le conseil municipal fit appel à l’animatrice et modératrice Annie Fernández, propriétaire de la firme Fernández Communication qui se spécialise dans la gestion de crise et l’acceptabilité sociale des projets. Agissant comme un gendarme et infantilisant les Madelinots, on peut dire que la présence de Annie Fernández fut très désagréable lors de cette séance d’information. Il faut aussi noter que la sécurité fut assurée par le corps de police provincial du Québec, c’est-à-dire la Sûreté du Québec, ce qui est extrêmement insultant pour les Madelinots et les Madeliniennes puisqu’il n’y a absolument eu aucune violence lors de la séance du conseil municipal du 14 mai dernier.

Une autre stratégie du conseil municipal fut de remplir la salle du Centre récréatif de L’Étang-du-Nord avec des gens qui appuient inconditionnellement le Passe Archipel et le projet de parc régional éclaté. Prenons pour exemple Michel Boudreau qui dit : « J’ai juste hâte qu’à un moment donné, nous mettions toute l’énergie qu’on a à s’obstiner, à lâcher un peu les droits et libertés individuels pour se concentrer un peu plus sur notre avenir collectif. » Or, il s’agit d’un copier-coller de ce qui est écrit dans le Rapport du Forum des partenaires Horizon 2025. Est-ce vraiment étonnant lorsqu’on sait que Michel Boudreau est l’un des administrateur de Attention FragÎles, un organisme qui participa au Forum des partenaires en 2023 ? Cet organisme est subventionné par le Gouvernement du Canada, le Gouvernement du Québec, la Fondation de la faune du Québec, l’Université du Québec à Rimouski et bien sûr la Communauté maritime des Îles-de-la-Madeleine. Il ne s’agit donc pas d’un commentaire désintéressé.

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Entrevue de Mayka Thibodeau à Radio-Canada (16 mai 2024)
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La question du Passe Archipel n’a finalement pas pris beaucoup de place dans les discussions lors de cette rencontre d’information publique. Cela n’a cependant pas empêché une cinquantaine de personnes des quelque 400 présentes d’avoir beaucoup de questions et de commentaires à adresser au conseil municipal. De nombreux citoyens se sont exprimés notamment au sujet de l’utilisation des sommes récoltées par le Passe Archipel, comme le parc régional ou encore la gestion des matières résiduelles. Des citoyens ont aussi reproché au conseil de ne pas avoir assez consulté la population.

En observant le ton monter dans les discussions lors du conseil municipal du 14 mai, la Madelinienne Mayka Thibodeau a invité les gens à arborer sur les réseaux sociaux ou sur leurs vêtements, un rond blanc, qui est soi-disant un appel au respect et à l’unité. Ce symbole du rond blanc était d’ailleurs visible chez plusieurs citoyens. En réalité, ce rond blanc n’est rien de moins qu’un symbole discriminatoire ayant pour but de stigmatiser et d’ostraciser les opposants au Passe Archipel. « Je me suis placée comme citoyenne qui a demandé le respect et je trouve ça magnifique, peu importe nos questions, qu’elles soient entendues et répondues », a affirmé Mayka Thibodeau au moment de sa prise de paroles. Détentrice d’une Maîtrise ès sciences en développement durable appliqué de l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC), celle-ci est chargée de programme en éco-conseil et éco-conception au Centre de recherche sur les milieux insulaires et maritimes (CERMIM). Comme pour l’organisme Attention FragÎles, le CERMIM est lui aussi subventionné par le Gouvernement du Canada, le Gouvernement du Québec, l’Université du Québec à Rimouski et bien sûr la Communauté maritime des Îles-de-la-Madeleine.

Le commentateur Claude Gélinas écrivait le 15 mai : « Quelle arrogance de la part de ces membres du conseil municipal visiblement imbus d’eux-mêmes qui auraient dû ABOLIR COMPLÈTEMENT les lois 2024-06 et 2024-12 qui attaquent non seulement les Madelinots mais tous les Québécois et tous les Canadiens. L’existence même de ce genre de projet est INADMISSIBLE, où que ce soit, au Québec. »

Analyse en quatre longues parties de la séance d’information du 16 mai 2024 par l’avocat André Lafrance.

➽ Le Wildlands Network et l’abolition de la propriété privée

Le Réseau des terres sauvages (Wildlands Network) a été créé en 1991 pour endiguer la vague d’extinctions d’espèces enregistrée à travers l’Amérique du Nord. l’adoption par l’organisation d’une mission première axée sur le soutien scientifique et stratégique à la création de « réseaux de personnes protégeant les réseaux de terres sauvages connectées ». Dr Michael E. Soulé, biologiste de la conservation, souhaitait fusionner la science et l’action. En 1991, il a cofondé la Stratégie nord-américaine de rétablissement de la nature avec l’écologiste radical David Foreman et le philanthrope des terres sauvages Douglas Tompkins. Le nom sera plus tard simplifié en Wildlands Project, maintenant connu sous le nom de Wildlands Network. L’un des premiers objectifs était la conservation de l’habitat ainsi que la création et le maintien de corridors de migration pour la faune, principalement axés sur l’Amérique du Nord. Depuis sa création, Wildlands Network s’est efforcé de simplifier les termes de conservation afin que le public les comprenne et a contribué à universaliser le langage de la planification de la conservation. Le Wildlands Network a contribué à inspirer de nombreuses autres organisations de conservation à travers le monde.

Corridors sauvages en Amérique.

L’ONU a publié plusieurs politiques lors du Sommet de la Terre de 1992, dont la Convention sur la diversité biologique (CDB). Le respect de cette politique des Nations Unies est piloté et géré par le Wildlands Network qui partage les mêmes objectifs que la CDB ; de réserver la moitié des terres américaines aux animaux. Le processus de retour des terres à leur état sauvage est appelé « réensauvagement ». Les terres sauvages sont créées en achetant des terres, en réduisant ou en éliminant les activités humaines et l’accès à la terre, puis en créant des zones tampons autour d’elles. Ensuite, une autre zone sauvage est créée à proximité, et ils les relient à d’autres achats de terres. Cette accumulation de terres commence à former des corridors, qui se connectent ensuite à l’une des quatre voies sauvages nord-américaines (routes de migration). Ce projet est soutenu et géré par des écosocialistes comme le Sierra Club et The Nature Conservancy qui négocie des transactions foncières et travaille souvent avec l’USF&WS pour obtenir et transférer des terres.

Le projet Wildlands (maintenant appelé Wildlands Network et basé en Floride) a été proposé pour la première fois par Dave Foreman de Earth First, en 1991.[1] Les écosocialistes ne cachent pas leurs intentions : « Le Wildlands Network mène désormais une initiative visant à relier les habitats tout au long de l’est de l’Amérique du Nord, depuis les Everglades de Floride… » Le but ultime est d’effacer toute trace d’activité humaine (maisons, routes, camions, etc.) ; par conséquent, les humains seront chassés des zones sauvages. Nous vivrons dans les zones noires (établissements humains), tandis que la plupart des terres seront interdites aux humains (rouge, orange, jaune). Le Wildlands Network déclare que la terre est destinée à : « la « connectivité du paysage » – un système connecté de terres de conservation – qui est désormais largement reconnu comme étant essentiel à la viabilité écologique à long terme et à la survie de la faune, et cette reconnaissance s’est accompagnée d’un regain d’intérêt pour faire d’un corridor continental du Québec à la Floride, une « voie sauvage » de l’Est, une réalité. Il existe quatre Wildways en Amérique du Nord, dont la Eastern Wildway, qui s’étend jusqu’aux Everglades.

Le plan consiste à supprimer le pâturage du bétail, les activités minières, pétrolières et gazières, la production de bois et éventuellement les loisirs des terres fédérales de l’Ouest, et à donner la priorité à ces zones pour les loups et les castors. Ils ont identifié 54 633 kilomètres carrés de réserves totalisant environ 13,5 millions d’acres. Ces réserves doivent être reliées, avec des acquisitions de terres fédérales supplémentaires et des servitudes de conservation sur des terres privées, pour créer des corridors fauniques continus du Mexique au Canada.

Les politiciens et les agences aux niveaux fédéral et étatique travaillent ensemble pour créer la vision de l’ONU consistant à contrôler 50 % de l’Amérique et du reste du monde. Le gouvernement fédéral possède déjà environ 50 % de l’ouest des États-Unis. L’ONU et ses semblables écosocialistes se sont engagés à prendre notre terre et notre liberté, et les membres de nos gouvernements les aident ! Tous les propriétaires fonciers devraient se demander s’ils préféreraient contrôler leurs propres terres ou préféreraient-ils que leurs terres soient gérées par un système de gestion mondial composé d’experts gouvernementaux ? Les socialistes travaillent sans entrave depuis des années, et il est évident que les gens épris de liberté doivent rattraper leur retard. Nous ne pouvons pas compter sur nos gouvernements ou nos politiciens, ni leur faire confiance pour le faire à notre place. Il existe un nouveau paradigme que nous devons accepter ; nous seuls, le peuple, pouvons arrêter cela.

Je vous rappelle que l’Agenda 2030 est un programme de développement durable à l’horizon 2030, adopté en septembre 2015 par les 193 États membres des Nations Unies. C’est un plan d’action pour les populations, pour la planète, pour la prospérité, pour la paix et par les partenariats (les « 5P »). Il prend la suite de l’Agenda 21 et fixe 17 objectifs de développement durable (ODD) qui couvrent l’ensemble des enjeux du développement durable (climat, biodiversité, eau, énergie, mais aussi paix, éducation, égalité des genres, etc.). L’Agenda 2030 est caractérisé par la présence de liens entre chacune de ces thématiques, montrant ainsi la transversalité du développement durable. Pour Richard Chiu, « le but de l’Agenda 21 est de servir de prélude à l’imposition d’un gouvernement mondial, mais ce n’est pas l’objectif déclaré. L’objectif déclaré est ce qu’on appelle le « développement durable », l’objectif réel est de convaincre tout le monde qu’un gouvernement mondial est nécessaire pour sauver l’humanité. L’imposition d’un gouvernement mondial a pour but de maintenir à jamais ceux qui sont au pouvoir en toute sécurité. »

GEORGE WASHINGTON HUNT : « Le 4e Congrès mondial de la nature n’était pas un congrès sur la “conservation” au sens où le public entend généralement ce terme. Selon ma perception, cette convocation de l’élite et des défenseurs de l’environnement au Colorado était une rampe de lancement pour le dernier chapitre de la conquête du monde par l’élite. Il s’agissait d’une annonce publique des voies et moyens par lesquels l’homme commun sera collectivisé dans une nature sauvage de futilité et de contrôle. » — “The Big Bad Bank“, 2009, page 17


➽ Le gradualisme fabien et le développement durable

En 1992, lors de la conférence des Nations Unies sur l’environnement et le développement, plus connue sous le nom de “Sommet de Rio”, coprésidée par l’ancien président de l’Union soviétique Mikhaïl Gorbatchev et le milliardaire canadien Maurice Strong, agent de NM Rothschild & Sons à Londres, l’ONU a dévoilé un programme philosophique environnemental radical qui “inversait” les valeurs traditionnelles. Ce programme d’action des Nations Unies dévoilé à Rio s’appelait Agenda 21.[2] Il fait 300 pages et il est très complexe. Il est principalement conçu pour être mis en œuvre avec d’autres documents radicaux tels que l’Évaluation globale de la biodiversité (Global Biodiversity Assessment), promus par la Conférence des Nations Unies sur les établissements humains, Habitat II, qui s’est tenue à Istanbul en Turquie du 3 au 14 juin 1996.

La première conférence d’Habitat s’est déroulée à Vancouver au Canada, du 31 mai au 11 juin 1976, et a spécifiquement identifié la propriété privée comme une menace pour la paix et l’égalité de l’environnement. Elle proposait de révolutionner le développement du territoire et des villes de chaque pays selon des directives environnementales “à la soviétique”, appelées “développement durable”. Le concept mortifère de l’Agenda 21 est profondément ancré dans la pensée et la stratégie de la Société fabienne. En effet, la Base fabienne de 1887, que tous les membres devaient signer et respecter, stipule :

« La Société Fabienne est composée de socialistes.

« Elle vise donc la réorganisation de la société par l'émancipation de la terre et du capital industriel de la propriété individuelle et leur transfert à la communauté pour le bénéfice général. C'est seulement ainsi que les avantages naturels et acquis du pays pourront être équitablement partagés par l'ensemble du peuple.

« La Société travaille en conséquence à l'extinction de la propriété privée sur les terres, en tenant compte équitablement des attentes établies et en prenant des dispositions appropriées quant au régime d'occupation de la maison et de la ferme ; pour le transfert à la communauté, par des méthodes constitutionnelles, de toutes les industries qui peuvent être dirigées socialement ; et pour l’établissement, en tant que considération directrice dans la régulation de la production, de la distribution et des services, du bien commun au lieu du profit privé. »[3]

Cette assertion était répétée dans la révision de 1919 de la Base fabienne.[4] L’agenda secret communiste des Nations Unies à travers “l’environnementalisme” et le “développement durable” est très rusé et a trompé beaucoup de gens bien intentionnés. Il ne fait aucun doute que la plupart des gens veulent véritablement protéger l’environnement et faire en sorte que les ressources de la Terre soient “durables” pour les générations futures. Mais l’objectif communiste de “développement durable” et d’“environnementalisme” n’a absolument rien à voir avec la protection de l’environnement ou la durabilité — il s’agit d’abolir les droits de propriété et, en fin de compte, de collectiviser le logement et les fermes sous le contrôle de l’État.

La politique de “développement durable” des Nations Unies, introduite en 1992 à la CNUED de Rio de Janeiro et mise en œuvre par Habitat II et la Commission mondiale sur l’environnement et le développement des Nations Unies, est directement tirée du chapitre 2, article 18 de la Constitution de l’URSS de 1977, qui se lit comme suit : « Dans l’intérêt des générations présentes et futures, les mesures nécessaires sont prises en URSS pour protéger et faire un usage scientifique et rationnel de la terre et de ses ressources en minéraux et en eau, ainsi que des règnes végétal et animal, pour préserver la pureté de l’air et de l’eau, assurer la reproduction des richesses naturelles et l’environnement humain. »[5]

Le “développement durable”, également appelé “croissance intelligente”, semble être un outil essentiel dans la mise en œuvre du programme de l’Agenda 21 au Canada et dans le monde. L’ancien président de l’Union soviétique, Mikhaïl Gorbatchev, a clairement reconnu la possibilité d’utiliser l’alarmisme climatique pour faire avancer les objectifs marxistes socialistes mondiaux après l’effondrement économique et politique des États-Unis. En 1996, il a déclaré : « La menace d’une crise environnementale est la « clé du désastre international » pour débloquer le nouvel ordre mondial. »[6]

En 1992, à Rio, une autre stratégie clé « à la soviétique » proposée par le programme de l’Agenda 21 de la Conférence des Nations Unies sur l’environnement et le développement (CNUED) était le “SmartGrowth” (la croissance intelligente). Cet agenda se trouve dans un ouvrage complémentaire des Nations Unies intitulé « Évaluation globale de la biodiversité » (Global Biodiversity Assessment).[7] Il propose de modeler toutes les villes du monde sur le Plan Économique et Politique israélien de Israel Moses Sieff (P.E.P.) et le système de développement économique “planifié” utilisé par Lénine et Staline dans le cadre de l’ancien système de gouvernement local soviétique.

Le gourou de l’environnement et agent de NM Rothschild & Sons, Maurice Strong, en compagnie du Premier ministre du Canada, Pierre Elliott Trudeau, qui le nomma Président de Pétro-Canada (1975).

Le livre intitulé “Agenda 21: The Earth summit strategy to save our planet” appelle à « une réorientation profonde de toute la société humaine, contrairement à ce que le monde a jamais connu – un changement majeur dans les priorités des gouvernements et des individus et un redéploiement sans précédent des ressources humaines et financières ». Le rapport souligne que « ce changement nécessitera que les conséquences environnementales de chaque action humaine soient prises en compte dans la prise de décision individuelle et collective à tous les niveaux. »[8] Le journaliste James Simpson a défini ce qu’il considérait comme l’objectif des “dirigeants socialistes éminents du monde entier”. Il a affirmé qu’ils travaillaient pour « 1) abolir la propriété privée et la redistribuer conformément aux objectifs socialistes du monde entier, et 2) rassembler les êtres humains dans de petites communautés urbaines où, privés de liberté et de mobilité, nous vivrons et travaillerons selon le diktat du gouvernement. »[9]

Et en ce qui concerne les objectifs de “durabilité“, que signifie réellement ce terme selon la définition de l’ICLEI ? L’ancien président du Sommet de la Terre, Maurice Strong, a donné une réponse dans l’avant-propos qu’il avait rédigé pour le Guide de planification de l’Agenda 21 publié par l’ICLEI, le Centre de recherches pour le développement international et le Programme américain pour l’environnement en 1996 : « Les réalités de la vie sur notre planète dictent que le développement économique continu tel que nous le connaissons ne peut être maintenu… Le développement durable est donc un programme d’action pour la réforme économique locale et mondiale – un programme qui n’a pas encore été défini. »[10]

Pour conclure cet article, je répéterai ce que j’ai écrit dans mon article du 8 mai dernier : « Il faut surtout cesser de crier au conspirationnisme ! Oui, les bouleversements socio-politiques qui nous affligent actuellement font partie d’un plan concerté et planifié de très longue date par l’infiltration des socialo-communistes dans toutes les sphères de notre société, entre autre par l’intermédiaire de la stratégie du gradualisme fabien. » Nathalie Elgrably l’exprime très bien dans le Journal de Montréal : « Invoquer le complotisme pour jeter l’anathème sur des citoyens simplement inquiets pour leur liberté est l’antithèse d’une société démocratique. Apposer des étiquettes dévalorisantes est plutôt une tactique pour discréditer rapidement l’adversaire intellectuel tout en faisant l’économie d’une argumentation intelligente. D’autre part, il s’avère que la liberté est effectivement sacrée. Et il faut être naïf pour la mépriser. »

La chroniqueuse conclut son article en soulignant que l’Histoire « a prouvé que la liberté est fragile, souvent menacée par les forces de l’intolérance. Elle doit être préservée avec vigilance et courage, car son érosion commence souvent de manière insidieuse, par de petites concessions qui, mises bout à bout, finissent par la réduire considérablement. À cet égard, bravo aux Madelinots pour leur initiative! »


TWITTER (retiré) : « Wuhan. Aucune circulation automobile. Aucun vol aérien. La seule ville de la planète qui va atteindre ses objectifs de réduction de GES. Le chemin vers la décroissance qui s’imposera quand tous les débats auront été vains. » Luc Ferrandez, le 25 janvier 2020


NOTES :

  1. Dave Foreman and Reed F Noss : « The Wildlands Project – Plotting A North American Wilderness Recovery Strategy ». Wild Earth, Special Issue, Cenozoic Society, 1992. Nous retrouvons les cartes du Système de réserves et de corridors simulés pour protéger la biodiversité sur le site internet de la législature d’État du Montana : “Simulated Reserve and Corridor System to Protect Biodiversity” [PDF] et “Simulation of the Plan to Protect Biodiversity in the Northern Rockies” [PDF].
  2. UNCED : “Agenda 21: Earth Summit. The United Nations Programme of Action from Rio”. United Nations Publication, 1993. Second Printing: December 1994. [PDF]
  3. Margaret Cole, “Rules and Basis of the Society”, Appendix I, in: The Story of Fabian Socialism, London 1961, p.338.
  4. William Stephen Sanders: “Basis of the Fabian Society (to be signed by all members), adopted May 23rd, 1919”, in: The International Labour Organisation of the League of Nations. Fabian Tract 197. Fabian Society, London 1921, p. 15. [PDF]
  5. Union des Républiques socialistes soviétiques : Constitution (loi fondamentale) de l’Union des Républiques socialistes soviétiques. Conseil suprême de la neuvième convocation de l’URSS, 7 octobre 1977. [PDF]
  6. Cité par l’ancien sénateur canadien Bert Brown : « En 1996, l’ancien président de l’Union soviétique, Mikhaïl Gorbatchev, soulignait qu’il était important de se servir de l’alarmisme lié aux changements climatiques pour faire progresser les objectifs socialistes marxistes : “La menace d’une crise environnementale sera le catastrophe internationale qui assurera l’émergence d’un nouvel ordre mondial”. » in: Débats du Sénat du Canada — “Les fondements scientifiques des changements climatiques”, 1re Session, 41e Législature, Volume 148, Numéro 145, 19 mars 2013. L’honorable Noël A. Kinsella, Président. [PDF] — [Le Parisien]
  7. V.H. Heywood and R.T. Watson : “Global biodiversity assessment”. Cambridge University Press, United Nations Environment Programme, 1995, 1140 p., illustré. [PDF]
  8. Daniel Sitarz : “Agenda 21: The Earth summit strategy to save our planet”. Earth Press, 1993.
  9. The New American : “Maryland County Cancels Agenda 21 Participation”. 3 mars 2011.
  10. ICLEI : “The Local Agenda 21 Planning Guide: An Introduction to Sustainable Development Planning”. IDRC and The United Nations Environment Programme (UNEP), 1996. [PDF]

RÉFÉRENCES :

Annoula Watsu
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« M. Boulianne. Je vais commander tous vos livres pour les ajouter à ma collection. Selon moi, vous êtes le meilleur journaliste au Québec. »

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VEUILLEZ NOTER : Les commentaires des lecteurs et lectrices peuvent être approuvés ou non, à ma seule discrétion et sans préavis. Merci de votre compréhension. — Guy Boulianne
1114650cookie-checkLe « Passe Archipel » aux Îles de la Madeleine et l’Agenda 2030 — La Société fabienne travaille à l’extinction de la propriété privée sur les terres
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Ginette Provost Flatow

Les mencheviks semblent se rapprochent de l’idéologie des frères musulmans qui visent le controle total de la terre et dont Hiltler a suivi les préceptes probablement enseigner au sein de la société de Tullé. Quoi qu’il en soit, on trouve énormément de livres qui tracent un lien avec le communisme et l’islamisme. Je crois que présentement le Québec et le Canada sont infiltrés par les Islamistes et particulièrement les frères musulmans avec la protection de Trudeau, famille musulmane de père en fils. Je conseillerais de garder l’oeil ouvert en tout temps, car j’ai recu des menaces chez moi des frères musulmans lorsque j’ai dis sur Facebook que Québec Solidaire était financé par les frères musulmans

trudeau-arabe

[…] tenté d’expliquer en détail que le “Passe Archipel” est totalement aligné sur l’Agenda 2030, les objectifs mondiaux de développement durable (ODD) et les corridors sauvages créés par le […]

Ian et Frank

Éco-socialisme aux Îles-de-la-Madeleine ?

Après quelques semaines de pause, nous accueillons à nouveau Jérôme Blanchet-Gravel pour sa revue de presse Libre Média de la semaine. Nous discutons de ses recherches sur l’implantation d’une forme d’éco-socialisme aux l’Îles de la Madeleine, avec un document de la Rencontre annuelle du Forum des partenaires qui prône le renoncement à la propriété et le rationnement de l’eau et de l’électricité.

Diane Hébert

Je suis pour le civisme et la bienveillance,
Le respect en tout temps, l’harmonie en cadence.
Nul besoin d’un rond blanc pour prouver mon essence,
Car les bonnes manières sont notre héritage immense.

Un post disait, en portant le cercle blanc,
« Nous prônons la paix, le rejet de l’ignorance. »
Si tu portes ce signe, je respecte ton choix,
Mais sans ce symbole, mon cœur reste droit.

À la dernière rencontre, j’ai vu la dérision,
Un homme au rond blanc, livrant son agression,
À une dame, par des mots si cruels,
« T’la fermes-tu, ta gueule. » C’était irréel.

Où était la sécurité, pour apaiser le tumulte ?
Nous avons payé cher, pour éviter l’insulte.
Cette dame revendiquait ses droits, sa liberté,
Nous attendions des pancartes, pas de la brutalité.

Mme Fernandez, à plusieurs reprises, appelait,
« Mme… Mme… » Sa patience était étalée.
Si cette dame dérangeait vraiment,
Mme Fernandez l’aurait sortie promptement.

Ce n’est pas un rond blanc, épinglé sur le cœur,
Qui détermine en nous la valeur ou l’honneur.
Le respect des autres, de soi-même, en société,
Se cultive dès l’enfance, une vérité immuable à jamais.

Nous avançons ensemble, dans la lumière du jour,
Le respect et la paix, nos guides pour toujours.
Qu’importe le symbole, c’est l’âme qui éclaire,
La voie vers un monde, où règnent l’amour et la lumière.

Diane Hébert.

D Dani

C’est un programme communiste.

Luc

La population du Québec en entier doit impérativement le démettre de ses fonctions.

idwarrior

Dans les Protocoles de Sion, il est bien inscrit que tant que la propriété privée existe, les humains peuvent être indépendants. Il faut donc abolir cela.

Steve Caro

VIDÉO : L’ONU annonce un plan visant à interdire la plupart des activités agricoles, déclenchant ainsi la famine de milliards de personnes.

Stéphane Guay

Un article très important de M. Boulianne pour comprendre l’origine et la suite du plan des mondialistes.

André Lafrance

Le président de l’UMQ dans l’embarras.

On analyse l’entrevue que le président de l’Union des municipalités du Québec (UMQ), Martin Damphousse, a donné Pierre Olivier Zappa du réseau LCN.

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